
Métamorphoses regard sur un monde éphémère
Jeudi 26 février 2026 à partir de 18h
Office de tourisme – 13 rue de la République – NOLAY
et vendredi 27 février 2026 à partir de 18h
Salle Tourlière – 6 boulevard Perpreuil – BEAUNE
Expositions du 28 février au 22 mars 2026
« Commissariat : Adèle Charvy, Gwenaëlle De Santi, Loane Ducos, Julia Fusco, Émeline Gaudriot, Juliette Guy, Zacharie Heydacker, Agathe Khefif, Clémentine Le Borgne, Etienne Michelot, Thanh Hai NGuyen, Fatimé Ousmane, Cloé Ozanne, Anna Ridolfi Bodini, Margot Scherer et Neela Thura
Deux expositions conçues de A à Z par les étudiant.e.s de la classe préparatoire de l’école des Beaux-Arts de Beaune à partir de la collection du FRAC Bourgogne et des oeuvres de l’artiste Mélissa Didier
Dans le cadre du dispositif « Exposition de A à Z » initié par le FRAC Bourgogne, les étudiants de l’école des Beaux-arts de Beaune, ont porté le commissariat de ces deux expositions construites avec des oeuvres de la collection du FRAC Bourgogne et, nouveauté en 2026, avec des oeuvres de Mélissa Didier, artiste originaire de Haute-Saône et diplômée de l’école des Beaux-arts de Besançon en 2017.
La seconde nouveauté pour cette édition 2026 est la présentation d’oeuvres à l’office de tourisme de Nolay, espace habituellement mis à disposition de l’association « L’art pour le dire ».
Les étudiants-commissaires seront présents tout au long de l’exposition pour la présenter au public.
Horaires d’ouverture :
BEAUNE :
Du lundi au vendredi de 10h à 17h,
les samedis de 10h à 18h et les dimanches de 14h à 18h
Renseignements : 03 80 24 56 96 – ecolebeauxarts(at)beaunecoteetsud.com
NOLAY :
Du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h30
Renseignements : 03 80 21 80 73 – www.nolay.com
Avec le soutien du Ministère de la culture – DRAC Bourgogne – Franche-Comté, de la région Bourgogne – Franche-Comté, du département de la Côte-d’Or, de la communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud, de l’association « L’art pour le dire » et de la société Veuve Ambal «

Qui a mangé le corps des demoiselles ?
Du 15 janvier au 14 mars 2026
📍abc – 4 passage Darcy, 21000 Dijon

Art For sale,
Vente spéciale d’œuvres d’art avec @consortiummuseumshop
À l’occasion des fêtes de fin d’année, le Consortium Museum Shop organise une vente spéciale dans l’espace du 16 rue Quentin. Cet événement réunit une quarantaine d’artistes de la région Bourgogne-Franche-Comté
📍16 rue Quentin, 21000 Dijon
Les week-ends des 6-7, 13-14 et 20-21 décembre 2025
Samedi : 11 h à 13 h – 14 h à 18 h
Dimanche : 11 h à 13 h – 14 h à 17 h
Conception graphique : @victor.sirot

ALTER AGO
📍L’ ancienne Pharmacie, Saurat (09)
Vernissages : 25 juillet 2025 – Visible jusqu’au 24 août

« Un été à Bergesserin »
📍@sanatorium_bgsr par l’association @a.b.r.a.c.a
Vernissage: 28 juin 2025 – Visible jusqu’au 03 août





Mues : Résidence été culturel
Vernissage de l’exposition « Mues » vendredi 30 Août à 18h, aux Ateliers Vauban.
Dans le cadre de l’été culturel, les artistes des Ateliers Vauban présentent, ce dernier vendredi du mois d’Août, la restitution de leur semaine de résidence collective. Celle-ci est façonnée autour de l’idée de la mue : du changement, de la transition d’un passage à un autre, comme par exemple un terrain vague évoluant aux rythmes des travaux. Une réflexion autour des variations induites par les cycles, le temps…
Ainsi vous pourrez découvrir les propositions de 12 artistes des ateliers lors de cette résidence estivale: Ivan CAROZZA, Ivan CHAVAROCHE, Eli CUMIN, Mélissa DIDIER, Carolina FONSECA, Marie FOLLEA, Mélissa FRANCHINI, Anne-Claire JULLIEN, Céline NOTHEAUX, Lucie PEGEOT, Paul TIBERGHIEN et SuperBivouak.
Proposée par l’association AVE, l’exposition « Mues » sera visible aux Ateliers Vauban 4 rue du Bougney, Besançon du 31 Août au 20 Octobre sur rendez-vous (contact : ateliers.vauban@gmail.com).
Visuel : Anne-Claire Jullien

Exposition collective : À l’aise aux Ateliers Vauban
vendredi 23 février à partir de 18h
Cette exposition est le résultat d’un temps de travail commun des artistes Ivan Carozza, Ivan Chavaroche, Eli Cumin, Robin Davourie, Mélissa Didier, Mélissa Franchini, Céline Notheaux, Lucie Pegeot, Vincent Richard.
Dans la continuité de l’exposition Jacuzzi à vendre, le groupe ainsi constitué, trouve prétexte à création commune avec un nouvel objet à vendre : un lit deux places en fer forgé faussement ancien.
Ce lit d’adolescence – premier lit deux places – d’un des artistes avait été choisi à l’époque pour sa ressemblance avec les vieux lits familiaux, ceux où se jouaient les histoires de parenté, où l’empilement des générations répondait au rebond des rires de l’enfance.
Ici l’objet lit devient le prétexte pour laisser les pratiques de chacun.e dans leur diversité s’épanouir – à l’aise donc. Qui s’empare du sujet par le versant écologique – nous ne serions pas seul.e.s au lit, qui par celui de l’économie – le temps du repos opposé au temps du travail. Qui s’engouffre dans le sujet par le prisme du rêve, images hypnagogiques à construire, à décrypter – il y aurait une trame narrative comme un sentier à débroussailler. Des draps dans lesquels se débattre, à rabattre au carré, à border, à agrafer comme la toile à tendre. L’introspection face à la projection, l’agitation du monde mise en pause pour passer le portail sonore et subtil qui mène de l’éveil au sommeil.
Visuel : Anne-Claire Jullien – Texte : Céline Notheaux

A la sauvette : exposition collective
Dernière exposition de l’année 2023 au Ateliers Vauban
VERNISSAGE 15 décembre 18 h !
Exposition ouverte le samedi 16 décembre de 14h à 18h en présence des artistes
4 rue du Bougney 25000 Besançon
J’y présente un petit multiple
Visuel : Ivan Carozza

Vernissage de l’exposition Gratter les murs le samedi 21 octobre à partir de 14h au 18 Rue Jean-Émile Lotscher à Chaux-Lès-Port.
Exposition visible jusqu’au 19 novembre sur rendez-vous.
Artiste : Adrien Chevrier, Joris Creuze, Camille Derniaux, Mélissa Didier, Thomas Moësl, Alexis Robert, Joana Teule, Tugba Varol et Christophe Vaubourg
» La Maison du Jardinier est un ancien bâti agricole converti en espace d’Art Contemporain. Situé à Chaux-Lès-Port dans le département de la Haute-Saône, il s’agit d’un lieu de création et de diffusion dans le domaine des Arts. Cet espace de recherche et d’expérimentation proposera ponctuellement des manifestations culturelles – expositions, projections, happenings, conférences, etc. Axés sur l’échange et la rencontre, ces événements auront pour but d’ouvrir et de partager la réflexion des auteur.e.s invité.e.s. «
Conception graphique : Alexis Faudot & Léo Gauttier

Dans le cadre du festival « 3xklingeln exposition Perpectives Nouvelle, Nouvelles d’ateliers français Institut français, Schillerstraße 1, Mainz (DE)

Mon atelier seras ouvert le 30.09.2023 et 1.10.2023
14h à 18h au Ateliers Vauban ,
4 rue du Bougney 25000 Besançon












L’artiste est-il un chamane ? Vernissage le 23 septembre | Exposition du 24 Septembre au 26 Novembre 2016
L’aspirateur – Lieu d’art contemporain | Narbonne
Artistes : Moumen Bouchala, Axelle Caruzzo, Gérald Colomb, Yannick Cosso, Joël Desbouiges, Benjamin Desoche, Melissa Didier, Saskia Edens, Charles Freger, Jay Fox, Habdaphaï, Benoît Huot, Antonin Lagarde, Modamed Leklethi, Gérald Mainier, Chiara Mulas, Louis Picard, Barbara Puthoùùe, Jean-Pierre Sergent, Vanly Tiené, Corsin Vogel.
Laurent Devèze, l’un des commissaires, avec Julien Cadoret et Jérôme Vaspard, définit ainsi le projet : « L’artiste contemporain n’est pas un chamane au sens où il se livrerait consciemment à une activité de thérapeute ou de sorcier (…) Le chamane est celui qui se fait essentiellement l’intercesseur entre le monde des hommes et celui des esprits. (…) La figure du chamane dans ses deux composantes premières que sont le rôle de passeur vers d’autres mondes que celui du quotidien des travaux et des jours, et la fonction, souvent paradoxalement exprimée, d’une marge sociale qui dirait pourtant des vérités essentielles à la société toute entière, trouve dans des oeuvres d’artistes contemporains des résonances intéressantes, voire exemplaires ».
« L’artiste est-il un chamane ? » est la seconde problématique d’un triptyque qui, après le questionnement « L’art est-il du luxe ? » s’achèvera en 2017 par « L’art contemporain peut-il être une fête ? ».
« Autrement dit le chamane n’a ni honneur, ni dignité, ni famille, ni nom, ni patrie, mais seulement une vie à vivre, et dans de telles circonstances son seul lien avec ses semblables est sa folie contrôlée. » Carlos Castaneda, « Voir – Les enseignements d’un sorcier yaqui », Témoins, Gallimard, Paris, 1973.
« […] l’on en vient aisément à croire que son rôle de passeur providentiel ne fait qu’un avec ses audaces de transgresseur : dans les deux cas, il franchit les bornes sacrées qui délimitent des régions soumises à des lois contraires, et qu’il n’est pas permis aux mortels d’outrepasser impunément. » Jean Starobinski, « Portrait de l’artiste en saltimbanque », Champs, Flammarion / Skira, Paris, 1970.
Ecartons d’emblée, comme le disait Jean-Jacques Rousseau, « tous les faits ». L’artiste contemporain n’est pas un chamane au sens où il se livrerait consciemment à une activité de thérapeute ou de sorcier, pourtant, la figure du chamane, dans au moins deux de ses caractéristiques essentielles, peut nous permettre de mieux saisir ce qui fait la nature de l’art aujourd’hui. Il s’agit donc pour nous de convoquer ici le personnage du chamane au titre de ce que Jacques Derrida, dans sa Grammatologie, appelait un « concept opératoire » et qu’il appliquait en son temps à l’état de nature chez le citoyen de Genève.
Le chamane nous permettrait donc de saisir quelques caractéristiques propres à des cheminements artistiques contemporains singuliers, mais suffisamment forts pour être regroupés dans une telle présentation collective.
D’une part, le chamane est celui qui se fait essentiellement l’intercesseur entre le monde des hommes et celui des esprits. Que ceux-ci concernent les Ancêtres, les esprits de la nature ou encore, plus généralement, l’imaginaire et le rêve. Tour à tour devin, ou passeur, le chamane assume ce rôle social essentiel dans les sociétés traditionnelles : celui d’un intermédiaire entre notre saisie conceptuelle, ordinaire et éprouvée, de l’univers quotidien et celle que l’on peut exprimer sous le terme de « pensée magique » qui vise à appréhender d’autres réalités, d’« autres terres en vue ».
D’autre part, le chamane, jusque dans ses délires les plus intenses, reste dépositaire d’un savoir concernant son peuple. Son extravagance, sa marginalité ne l’empêchent nullement, tout au contraire, de posséder une connaissance aigüe de sa terre d’origine et de ses mythes qui fait qu’on vient lui demander conseil pour la santé, pour le choix d’un chef ou lors d’épousailles. Bref, son caractère souvent particulier, voire fantasque, le fait que son accoutrement et ses pratiques l’isolent et qu’il occupe clairement une place à part dans la tribu, ne lui interdit jamais d’en être en quelque sorte le noyau. La géométrie euclidienne doit être abandonnée un instant ici : la périphérie se fait centre.* Ainsi, la figure du chamane dans ses deux composantes premières que sont le rôle de passeur vers d’autres mondes que celui du quotidien des travaux et des jours, et la fonction, souvent paradoxalement exprimée, d’une marge sociale qui dirait pourtant des vérités essentielles à la société tout entière, trouve dans des œuvres d’artistes contemporains des résonances intéressantes, voire exemplaires.
Certes, aucun des artistes présentés ici ne se pense sans doute en sangoma ou magicien Yaqui, mais leurs travaux peuvent chacun exprimer ces deux caractéristiques : celle de passeur, d’intermédiaire privilégié vers un autre monde, et, en même temps, celle de quelqu’un qui, dans sa singularité même, dit quelque chose de notre société toute entière, de sa nature profonde comme de ses tensions.
Cette proposition de lecture de ces œuvres remarquables permet non seulement une compréhension collective de propos éminemment particuliers (en osant une présentation de groupe cohérente toute en « chassés-croisés » sémantiques), mais aussi permet elle d’échapper à nombre de clivages traditionnels à l’oeuvre dans la découverte d’une exposition.
En effet, ici l’on peut trouver cohérent d’associer émotion et références, voyage imaginaire et discours social, terroir ou tradition et futurisme, rationalité et délire, discours articulé et incantation, évocation et révolte, etc. Bref, choisir le paradigme du chamane c’est ouvrir des possibilités d’interprétations quasi infinies qui mêlent intimement émotion et raison, concept et imagination, faisant fi de la sage ordonnance rationnelle habituelle et trop exclusive. Visons donc la transe et la déraison pour le spectateur lui même !
Ce tournis permet d’abandonner, au moins le moment de l’exposition, les a priori jamais questionnés qui opposeraient lecture rationnelle critique et appréciation émotive pour embrasser la totalité des œuvres, peut être pour ne plus les regarder pour les « voir » enfin, au sens de Castaneda et de son sorcier initiateur.
Le secret d’une telle présentation est d’offrir son aspect désordonné et chatoyant comme un étourdissement mais aussi comme une réflexion, qui, espérons-le, nous permettra d’achever le parcours en faisant sienne la maxime de l’auteur du « Discours sur les Sciences et les Arts » avec qui s’ouvrait cette introduction: « mieux vaut être un homme à paradoxes qu’un homme à préjugés ».
Laurent Devèze

